Trois niveaux, trois ordres de grandeur
On peut classer la grande majorité des projets en trois niveaux.
- Niveau 1 : outils encadrés. Abonnements grand public ou professionnels, politique d’utilisation, formation d’une demi-journée. De 500 $ à 3 000 $ une fois, plus 20 $ à 60 $ par utilisateur par mois.
- Niveau 2 : automatisation ciblée. Une ou deux tâches précises (tri de courriels, saisie de factures, soumissions) branchées sur vos outils existants. De 8 000 $ à 25 000 $ à forfait, plus 100 $ à 400 $ par mois d’exploitation.
- Niveau 3 : assistant ou infrastructure sur mesure. Plusieurs automatisations reliées, une base de connaissances d’entreprise, des accès par rôle, de l’hébergement dédié. De 30 000 $ à 90 000 $, plus 500 $ à 2 000 $ par mois.
La plupart de nos clients commencent au niveau 2, parce que c’est là que le gain est le plus rapide à démontrer. Le niveau 3 vient ensuite, financé par les économies du premier projet.
Ce qui fait varier la facture
Deux projets qui semblent identiques peuvent coûter du simple au double. Quatre facteurs expliquent presque toujours l’écart.
- L’état de vos données. Des fichiers bien nommés dans un dossier structuré coûtent moins cher à exploiter que dix ans de pièces jointes dispersées.
- Vos systèmes. Un logiciel moderne avec une interface de connexion (API) s’intègre en quelques jours. Un vieux logiciel sans accès programmable demande des contournements.
- Le niveau de validation requis. Une automatisation qui propose et qu’un humain approuve est plus simple qu’une automatisation qui agit seule et doit donc être irréprochable.
- Les exigences de conformité. Si vous servez des clients du secteur public, de la santé ou de la finance, la documentation et l’hébergement demandent plus de rigueur.
Les coûts cachés, et comment les éviter
Les mauvaises surprises viennent rarement du développement lui-même. Elles viennent de ce qui l’entoure.
- Les frais d’utilisation des modèles. Chaque appel à un modèle d’IA a un coût. Pour une PME, il se situe presque toujours entre 20 $ et 300 $ par mois. Exigez une estimation et un plafond.
- Le temps de vos équipes. Comptez de 10 à 20 heures de votre côté pour un projet de niveau 2 : rencontres, accès, validation. C’est un coût réel.
- L’abonnement captif. Certains fournisseurs facturent peu au départ et beaucoup chaque mois, avec une solution que vous ne pouvez pas emporter. Demandez qui est propriétaire du code et des données.
- La maintenance. Les outils changent, les modèles évoluent. Prévoyez de 10 à 15 % du coût initial par année pour garder la solution en santé.
Notre position
Vous gardez la propriété complète de ce qui a été bâti. Si nous disparaissons demain, votre automatisation continue de tourner et n’importe quel développeur compétent peut la reprendre.
Les aides disponibles au Québec
Plusieurs programmes provinciaux et fédéraux soutiennent la transformation numérique des PME, souvent sous forme de subvention couvrant une partie des honoraires de conseil, ou de prêt sans intérêt. Les programmes changent fréquemment et leurs critères varient selon le secteur et la région.
Lors de l’audit, nous vérifions avec vous ceux qui s’appliquent à votre situation. Dans plusieurs cas, ils couvrent une part significative du premier projet.
Et dans votre entreprise ?
Quinze minutes pour voir ce que ça donnerait chez vous.
Comment calculer le rendement
La formule est simple : heures économisées par semaine, multipliées par le coût horaire chargé et par 48 semaines, moins le coût total de la première année.
Prenons un cas type : une entreprise de distribution de 22 employés automatise la saisie des commandes reçues par courriel. Deux personnes y passaient chacune une demi-journée par semaine, soit 8 heures. À 38 $ de l’heure chargé, c’est 14 600 $ par année. Le projet coûte 14 000 $ la première année, exploitation incluse. Il est rentabilisé en moins de douze mois, puis dégage environ 13 000 $ d’économie nette chaque année suivante.
Et ce calcul ne compte ni les erreurs de saisie évitées, ni les commandes traitées le jour même, ni le temps libéré pour servir les clients. En pratique, le rendement réel est presque toujours supérieur au calcul de départ.