1. Où sont hébergées et traitées nos données ?
La réponse doit nommer un pays et, idéalement, une région. « Dans le nuage » n’est pas une réponse. Pour une entreprise québécoise, l’hébergement au Canada simplifie considérablement la conformité à la Loi 25 et rassure vos propres clients.
2. Nos données servent-elles à entraîner des modèles ?
C’est la question la plus importante et la plus souvent esquivée. La bonne réponse est non, par contrat et par configuration. Les fournisseurs de modèles sérieux offrent des conditions d’affaires qui l’excluent explicitement. Demandez à voir la clause.
3. Qui, chez vous, peut voir nos données ?
Des humains interviennent parfois pour le soutien technique ou le contrôle de qualité. Vous devez savoir qui, dans quelles circonstances, et si un journal d’accès existe. Un fournisseur qui ne peut pas répondre n’a probablement pas de contrôle d’accès digne de ce nom.
4. Combien de temps les données sont-elles conservées ?
Chaque donnée qui transite par l’outil (courriel, document, transcription) doit avoir une durée de vie définie et une méthode de suppression. Idéalement, les données brutes ne sont pas conservées du tout une fois la tâche accomplie. Demandez ce qui est gardé, pourquoi et pendant combien de temps.
5. Que se passe-t-il si nous mettons fin au contrat ?
Vous devez pouvoir récupérer vos données dans un format exploitable et obtenir la confirmation de leur suppression, dans un délai écrit. Si la solution a été bâtie pour vous, demandez aussi qui est propriétaire du code.
Le réflexe à adopter
Lisez les conditions d’utilisation à la section « données » avant la section « prix ». Le prix se négocie; la propriété de vos données, rarement.
6. Comment sont gérés les accès dans notre équipe ?
Tout le monde ne devrait pas voir tout. Un bon outil permet de définir qui peut lancer quelle automatisation, consulter quels résultats et modifier quels réglages. L’authentification à deux facteurs devrait être disponible, et de préférence obligatoire.
7. Que se passe-t-il quand l’IA se trompe ?
Elle se trompera. La question est de savoir si l’erreur est visible, traçable et corrigeable. Demandez où se trouve la validation humaine, comment une erreur est signalée et comment l’outil est ajusté ensuite. Une automatisation qui agit seule, sans journal ni point de contrôle, est un risque, pas un gain.
Et une huitième, pour vous
Avez-vous une politique d’utilisation de l’IA dans votre entreprise ? Une page suffit : ce qui est permis, ce qui ne l’est pas, où poser ses questions. Les meilleures protections techniques ne remplacent pas une équipe qui sait quoi faire.
Et dans votre entreprise ?
Quinze minutes pour voir ce que ça donnerait chez vous.